Le 11 janvier, le premier ministre Édouard Philippe a annoncé un geste significatif envers les syndicats en retirant provisoirement l’âge pivot de 64 ans, initialement prévu dans le projet de loi sur la réforme des retraites. Cette décision répond à une requête de la CFDT, qui attendait avec impatience un signal de concession de la part du gouvernement.
La confiance envers les partenaires sociaux
Dans sa lettre aux organisations syndicales, Édouard Philippe a déclaré : "Pour faire preuve de confiance envers les partenaires sociaux, je suis prêt à retirer la mesure d’âge pivot pour l’instant. Nous souhaitons trouver ensemble des solutions pérennes pour parvenir à un équilibre budgétaire d’ici 2027." Le gouvernement maintient cependant son objectif d’un âge d’équilibre, dont les modalités restent à définir.
Un processus à suivre
Une conférence sur l’équilibre des retraites, dont les conclusions seront attendues d’ici la fin d’avril 2020, doit être mise en place. Ce cadre permettra d’évaluer les conditions nécessaires pour garantir la viabilité financière du système de retraite sans diminuer les pensions ni augmenter le coût du travail. La proposition d’une hausse des cotisations, émise par Laurent Berger, président de la CFDT, semble ainsi être écartée.
Réactions et prochaines étapes
La CFDT a exprimé sa satisfaction suite à cette décision. Laurent Berger a salué le retrait de l’âge pivot comme une victoire, affirmant : "Nous avançons vers un système de retraite plus juste et solidaire." Cette avancée survient alors que le climat social reste tendu, avec des manifestations à Paris marquées par des incidents. La CGT, quant à elle, reste critique et continue de revendiquer le retrait total du projet de réforme.







