Avez-vous déjà reçu une offre d'investissement sur un produit "vert" promettant des rendements alléchants sans risque ? Il est essentiel de savoir reconnaître et éviter les arnaques.
Avec la montée des investissements dans la transition énergétique, les faux placements se multiplient. D'un éco-parking avec bornes de recharge à des centrales photovoltaïques en passant par des livrets "hydrogène", les promesses sont nombreuses. Patrice en a fait l'expérience : après avoir vu une annonce sur Facebook, il a été attiré par une offre, investissant 10 000 € pour un versement mensuel de 110 € pendant 12 ans, sans aucun risque. Cependant, un rendement de 13,2 % par an semble trop beau pour être vrai.
Quand la promesse devient un risque
Un principe fondamental à garder en tête : tout investissement au rendement élevé comporte un risque. Les arnaques se cachent souvent derrière des promesses séduisantes. Les démarchages suspects sont un autre indice : des publicités sur les réseaux sociaux mènent vers des formulaires de collecte de données. Les escrocs usurpent souvent l'identité de grandes entreprises dans les secteurs de l'énergie ou de la finance pour paraître crédibles. "En réalité, les victimes se voient promettre des rendements irréalistes", explique Claire Castanet, directrice des relations avec les épargnants à l'Autorité des marchés financiers (AMF).
Comment vérifier ?
Patrice, inquiet, a contacté Epargne Info Service de l'AMF (01 53 45 62 00), qui lui a déconseillé d'investir, l'alerte publiée ayant attiré son attention. En relançant le "commercial" de la société, il a demandé des vérifications sur l'autorisation de celle-ci. Malgré des précautions, il a finalement investi 20 000 €.
Les escrocs se montrent très convaincants, affirmant s'être enregistrés à l'Orias ou au Regafi pour rassurer leurs victimes. Il est crucial de faire ses propres recherches en contactant directement la société concernée, sans utiliser les coordonnées fournies par le soi-disant "commercial". Une simple variation d'adresse email peut signaler une fraude.
Enfin, si un retrait d'argent est possible, cela pourrait également être une manœuvre pour inciter l'investisseur à mettre davantage d'argent en jouant sur la confiance instaurée. Le préjudice relevé par l’AMF pour ces faux placements verts peut atteindre 70 000 €.







