Le divorce par consentement mutuel, communément appelé "divorce à l'amiable", est défini par l'article 229 du Code civil : "Les époux peuvent consentir mutuellement à leur divorce par acte sous signature privée contresigné par avocats, déposé au rang des minutes d'un notaire".
Cette procédure s'inscrit dans un cadre où les deux conjoints s'accordent sur la rupture de leur union, évitant ainsi le recours à un juge. Ce type de divorce repose sur l'entente réciproque, facilitant la gestion de ses conséquences, notamment en ce qui concerne les enfants et les biens du couple. En général, la séparation est prononcée dans un délai de 2 à 3 mois, ce qui en fait un choix attrayant.
Une procédure simplifiée et rapide
Pour initier un divorce par consentement mutuel, il est impératif que les deux époux soient d'accord sur les modalités de leur séparation. Cela inclut les dispositions concernant :
- le bien-être des enfants : autorité parentale, lieu de résidence, etc.
- la répartition des biens, notamment en cas de propriété immobilière.
Les époux doivent également s'accorder sur le versement éventuel d'une prestation compensatoire, afin de prendre en compte les déséquilibres de revenus créés par la séparation. Moins conflictuel, le divorce par consentement mutuel favorise le dialogue entre les parties, contribuant à maintenir une bonne entente, particulièrement en présence d'enfants.
Un divorce sans juge, une économie de temps et d'argent
Contrairement à d'autres types de divorce, le divorce par consentement mutuel ne nécessite pas de passage devant un tribunal, d'où son appellation de "divorce sans juge". Cela permet d'éviter des procédures souvent longues et stressantes, car seuls des avocats sont impliqués dans la rédaction de la convention de divorce, qui fixe les modalités de la séparation.
Le processus implique une période de réflexion de 15 jours avant signature de la convention, suivie du dépôt chez un notaire pour validation. Ce dépôt, coûteux à hauteur de 50 €, confère une force exécutoire à la convention. En moyenne, le divorce est finalisé en 2 à 3 mois, considérablement plus rapidement qu'un divorce classique où le tribunal est impliqué.
Quand le juge doit intervenir
Certaines situations requièrent l'intervention d'un juge, même dans un cadre de divorce par consentement mutuel. C'est le cas lorsqu'un enfant mineur souhaite être entendu, ou si l'un des époux est sous mesure de protection juridique. Dans ces cas, la convention de divorce est présentée au juge, qui s'assure que le consentement des époux est éclairé. Si la convention ne préserve pas les intérêts d'un enfant ou d'un époux vulnérable, le juge peut refuser de l'avaliser ou demander des modifications.







