L’expression « clause du grand-père » fait référence à des réformes majeures, souvent d’ordre économique ou social, qui sont conçues pour entrer en vigueur à l'avenir, sans affecter les droits des personnes déjà en place au moment où ces modifications sont annoncées. Ce mécanisme vise principalement à préserver la paix sociale en protégeant les acquis des générations présentes tout en transférant les impacts des réformes aux générations futures.
Application de la clause du grand-père
La clause du grand-père s'applique à des mesures significatives, couramment dans le domaine social, où les droits et acquis des groupes existants sont protégés. En d'autres termes, les anciens bénéficiaires continuent de jouir d’un statut particulier, tandis que les nouveaux arrivants doivent se plier aux nouvelles règles. Les conséquences de cette approche sont multiples : elle introduit un fonctionnement à deux vitesses au sein d'un même système. Par exemple, dans le domaine de l'emploi, les droits acquis des travailleurs actuels ne sont pas affectés par les changements introduits pour les nouvelles générations.
Exemple concret : la réforme des retraites
La réforme des retraites actuellement en discussion illustre parfaitement la clause du grand-père. Le gouvernement a choisi de créer un système universel de retraite, remplaçant les 42 régimes déjà en place, chacun ayant ses propres règles. Pour ne pas mécontenter les travailleurs proches de la retraite, le gouvernement a choisi une mise en œuvre progressive, qui protège les générations plus âgées des nouvelles mesures plus strictes concernant l'âge de départ à la retraite et les conditions de cotisation.
Fonctionnement et impact de la clause
Par exemple, les personnes nées après 2004 seront soumises au nouveau régime à partir de janvier 2022, tandis que celles nées avant continueront à bénéficier de l'ancien système. Ce cas de figure illustre comment la clause du grand-père permet de maintenir un équilibre précaire entre anciens et nouveaux actifs. De plus, pour les retraites, le calcul des pensions antérieures à 1973 suit des règles différentes, et il n’existe plus de distinction entre les trimestres nécessaires au départ à la retraite à taux plein depuis cette date.







