Après la flambée des prix du gaz, de l'électricité et de nombreux produits alimentaires, c'est au tour de l'eau d'être affectée par une hausse tarifaire. Depuis le 1er janvier 2023, plusieurs communes françaises ont fait grimper le prix du mètre cube d'eau. Voici un état des lieux de cette situation préoccupante.
Quelle hausse des prix attendue pour l'eau ?
La diversité des prix de l'eau rend difficile une évaluation globale. D'après des informations de BFM-TV, certaines municipalités pourraient enregistrer des augmentations allant jusqu'à 20%. Dans le Cotentin, le tarif devrait augmenter de 6,2%, tandis que des hausses de 10% sont anticipées dans le Nord et le Puy-de-Dôme. À Paris, le prix connaîtra une hausse de 7,56%, portant le coût à 3,84 euros TTC le mètre cube.
Pour donner une idée des tarifs actuels, le prix moyen du mètre cube se situe autour de 4,14 euros, avec des prix variant de 3 euros à plus de 6 euros selon les régions, comme le souligne Sispea, l'Observatoire national des services d'eau et d'assainissement. Cette situation représente une mauvaise nouvelle pour tous, mais particulièrement pour les secteurs fortement dépendants de l'eau, tels que l'agriculture, qui représente une part significative de la consommation.
Les raisons de cette augmentation
Plusieurs facteurs expliquent cette hausse inexorable des tarifs :
- Répercussions des coûts énergétiques : Les stations d'épuration requièrent une consommation électrique notable, ce qui explique une partie des hausses.
- Augmentation des prix des réactifs chimiques : Les coûts des matériaux utilisés pour traiter l'eau, tels que le chlore et le charbon, ont également fortement augmenté.
Ajoutons que les collectivités locales doivent investir massivement dans l'infrastructure pour réparer et moderniser les réseaux d’eau. Selon les données de l'Observatoire des services publics d'eau et d'assainissement, environ 20% de l'eau distribuée est perdu à cause de fuites. Face aux défis du réchauffement climatique et aux sécheresses de plus en plus fréquentes, la modernisation de ce réseau devient une nécessité impérative.







