Les retraités qui choisissent de s'installer hors des frontières françaises peuvent bénéficier de leurs droits à l'assurance maladie, mais cela dépend de plusieurs facteurs. La durée de leur couverture en France et le pays d'accueil revêtent une importance capitale. En effet, certains pays ont établi des conventions avec la France visant à garantir ces droits, tandis que d'autres ne l'ont pas fait.
Retraités vivant en Europe : un transfert simplifié des droits
Les retraités résidant dans un pays européen peuvent transférer leurs droits d'assurance maladie à condition de ne pas disposer de droits locaux spécifiques. Les pays de l'Espace économique européen (EEE) comprennent : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, et Suède. La Suisse est également incluse dans cette liste.
Afin d'effectuer le transfert, il est essentiel que les retraités contactent leur caisse de retraite en France avant leur départ. Ils doivent solliciter un formulaire d'inscription, connu sous le nom de « S1 », qui certifie leur droit aux prestations de santé. Ce document doit ensuite être remis à l'organisme de sécurité sociale de leur pays d'accueil.
Une fois la démarche effectuée, ils peuvent bénéficier de soins de santé selon les lois et règlements en vigueur dans leur nouveau pays de résidence. Par ailleurs, leur carte Vitale leur permet de se faire soigner en France et de recevoir des remboursements selon les conditions locales.
Retraités hors d'Europe : des démarches plus complexes
La situation des retraités vivant dans des pays non européens est davantage variable. Leur droit à l'assurance maladie dépend de l'existence ou non d'une convention bilatérale de sécurité sociale avec la France. Les informations concernant chaque pays sont disponibles sur le site du Centre des liaisons européennes et internationales de sécurité sociale (Cleiss).
Pour les retraités dans un pays disposant d'un accord, comme le Maroc ou le Sénégal, leur couverture est égale à celle des résidents locaux, tenant compte de leur durée d'assurance en France. Dans ce cas, il est impératif de demander à la caisse d'assurance maladie française un « formulaire conventionnel d'attestation de périodes » pour faciliter l'accès aux prestations locales.
En revanche, si aucun accord n'existe, les retraités devront se conformer aux régimes de sécurité sociale locaux, souvent insuffisants. Dans une telle situation, il est recommandé de souscrire des assurances complémentaires ou d'adhérer à la Caisse des Français de l'étranger (CFE) pour garantir une meilleure couverture santé.







