En 2025, la location meublée reste un sujet brûlant, séduisant de nombreux investisseurs. Les promesses de gains allant de "15 à 30 %" de revenus supplémentaires par rapport à la location vide attirent l'attention, mais la réalité est souvent plus nuancée. Entre fiscalité alourdie, turnover élevé et contraintes de gestion, il est essentiel de regarder au-delà des chiffres flatteurs.
Les promesses de la location meublée examinées
Le discours sur la rentabilité de la location meublée repose largement sur des observations faites dans les zones à forte demande, comme Paris ou Lyon. Toutefois, ces augmentations de loyer ne se traduisent pas nécessairement par des gains garantis pour chaque propriétaire. Les plafonds réglementaires limitent souvent ces hausses revendiquées, ce qui signifie qu'un loyer plus élevé n'est pas toujours atteignable.
La fiscalité en tant que double tranchant
La location meublée change également la donne sur le plan fiscal, avec le statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP) qui offre des abattements jusqu'à 77 700 € de recettes annuelles. Néanmoins, cette option n’est pas exempte de complexités. Les propriétaires doivent peser les charges potentielles, comme la cotisation foncière des entreprises (CFE), ainsi que les prélèvements sociaux sur les bénéfices qui peuvent impacter leur rentabilité.
Gestion active : un défi à ne pas sous-estimer
Louer en meublé implique une gestion plus dynamique, souvent synonyme de changements fréquents de locataires. Cela entraîne des coûts d'entretien et de remise en état qui peuvent rapidement peser sur les bénéfices. En revanche, la location vide offre une sécurité à long terme avec moins de vacance locative. Pour ceux qui recherchent la tranquillité, la location nue peut se révéler être une option plus judicieuse.







