Les débats sur l'étiquetage nutritionnel prennent une tournure inquiétante avec des départs successifs au sein du comité de pilotage chargé de l'étude. Dernière en date, la démission d'Yves Lévy, PDG de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), qui met en lumière des désaccords croissants au sein de cette instance.
D'autres experts ont également quitté le comité, soulevant des inquiétudes quant à la méthodologie de l'étude. Selon Le Monde, Yves Lévy avait exprimé de sérieuses réserves sur la rigueur scientifique du projet, mais ses préoccupations n'auraient pas été prises en compte. De plus, les trois autres chercheurs démissionnaires ont fait part de leur mécontentement face à la pression exercée par le lobby agro-alimentaire.
Le code cinq couleurs face à la résistance des industriels
Depuis la fin de l'année 2015, le gouvernement envisage d'introduire un système d'étiquetage nutritionnel dans le cadre de la loi de modernisation du système de santé. Toutefois, la mise en place de ce projet est compromise par des désaccords internes. D'un côté, le code 5 couleurs bénéficie d'un support indéniable, tandis que de l'autre, les industriels persistent à promouvoir leur propre système d'étiquetage. Ce climat de méfiance, exacerbé par des soupçons de conflits d'intérêts, complique davantage la situation.
Pour tenter de résoudre ce conflit, le ministère de la Santé prévoit de tester quatre logos nutritionnels dans les grandes surfaces à partir de septembre prochain. L'objectif est de déterminer quel système d'étiquetage permet de mieux informer les consommateurs pour un choix alimentaire éclairé.







