Depuis le 1er mars, une nouvelle réglementation impose aux cantines scolaires, d’entreprise, aux hôpitaux et aux restaurants de dévoiler l’origine des viandes servies, qu'elles soient de porc, volaille, mouton ou agneau. Ce changement fait suite aux pratiques déjà en vigueur pour le bœuf depuis vingt ans.
Une obligation croissante
Cette mesure s'applique à tous les établissements proposant des repas à consommer sur place, à emporter ou livrés. Cependant, il est important de noter qu’elle ne s’applique qu'aux viandes vendues crues, en excluant celles déjà préparées ou cuisinées. L'objectif est donc de renforcer la transparence sur la provenance des aliments consommés.
Comment serez-vous informés ?
Les restaurateurs sont tenus d'informer les consommateurs de manière claire et visible, que ce soit par affichage, sur les menus ou via d'autres supports. Bien que cette initiative de transparence soit saluée par des associations de consommateurs comme la CLCV, des doutes subsistent quant à l'efficacité de l'affichage. Un simple QR Code renvoyant vers une page internet pourrait suffire légalement, mais cela pose question sur la véritable accessibilité de l'information pour le consommateur.
Lisa Faulet de la CLCV exprime des inquiétudes concernant la visibilité de ces informations : "L'absence d’obligation à afficher clairement les origines peut nuire à la capacité des consommateurs à faire des choix éclairés. De plus, beaucoup de professionnels ne respectent pas déjà l'affichage pour le bœuf."
Réactions du secteur de la restauration
En revanche, la majorité des professionnels de la restauration a accueilli cette mesure avec enthousiasme. Hubert Jan, président de la branche restauration de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, affirme : "C’est une avancée que je militais depuis longtemps. Cela nous permettra de valoriser les éleveurs français." Du côté de Restau’co, il n’y a eu aucune difficulté à mettre en œuvre cette obligation. Sa directrice, Marie-Cécile Rollin, espère que les retours des convives influenceront positivement les comportements d’achat et sensibiliseront les décideurs publics sur le coût de la viande française.







