À l'été 2025, de nombreux clients bancaires risquent de constater une hausse des frais liés à leurs cartes de paiement. Entre l'inflation, la pression sur les marges et les révisions des politiques tarifaires, les établissements redéploient leurs sources de revenus vers les services de paiement : cotisations annuelles, frais à l'étranger et options d'assurance pourraient peser davantage sur le budget des ménages.
pourquoi les banques relèvent-elles leurs tarifs ?
Les banques expliquent ces révisions par l'augmentation de leurs coûts d'exploitation (sécurité, conformité, investissements numériques) et par la nécessité de compenser la baisse des marges sur les crédits. Concrètement :
- les commissions sur les transactions et les cotisations de carte deviennent un levier de rentabilité plus important ;
- la modernisation des services (applications, authentification renforcée) nécessite des dépenses récurrentes ;
- la concurrence pousse aussi certains réseaux à segmenter davantage leurs offres, en facturant séparément des protections ou services autrefois inclus.
qui sera le plus touché et quels postes vont augmenter ?
Les révisions n'affecteront pas toutes les offres de la même manière : les cartes standard pour jeunes ou comptes basiques sont souvent préservées, tandis que les gammes grand public et premium subiront les plus fortes hausses. D'après les tendances observées :
- cotisation annuelle : la Visa Classic pourrait passer d'environ 45 € à ~52 €, la Visa Premier de ~120 € à ~135 €, et la Visa Infinite de ~330 € à ~350 € ;
- frais à l'étranger : majorations souvent relevées de 0,5 à 1 point, pouvant porter la commission jusqu'à 3,5 % du montant payé ;
- retraits hors réseau ou en devises : hausse des commissions sur les retraits (augmentation annoncée de l'ordre de 10 à 25 %) et augmentation des frais par opération ;
- assurances et options : certaines couvertures pourraient basculer vers des options payantes sur les cartes haut de gamme ;
- cartes supplémentaires : tarification accrue pour les cartes jointes ou secondaires (prévision +10 à +20 %).
Au-delà des cotisations, attention aux petites lignes : frais de renouvellement, réédition de code ou commissions liées aux services additionnels sont aussi susceptibles d'augmenter.
comment anticiper et limiter l'impact sur votre budget ?
Il existe plusieurs leviers pour amortir la hausse sans renoncer à la praticité d'une carte :
- renégocier vos conditions : sollicitez votre conseiller, comparez les offres et demandez des remises ou exonérations (fidélité, multi-produits) ;
- adapter votre carte à vos besoins : downgrade vers une offre plus simple si vous n'utilisez pas les services premium, ou privilégier une carte à autorisation systématique pour réduire les frais ;
- considérer les néobanques : certaines proposent des cartes gratuites ou des frais limités à l'international, utiles pour les voyageurs occasionnels ;
- optimiser l'usage : mutualiser les cartes au sein du foyer, limiter les retraits hors réseau, refuser la conversion dynamique des devises et vérifier les assurances déjà couvertes par d'autres contrats ;
- surveiller le marché : activez des alertes sur les comparateurs en ligne et profitez des offres de bienvenue ou cashback pour compenser une partie des frais.
Agir rapidement, lire attentivement les nouvelles conditions transmises par votre banque et faire jouer la concurrence permettent souvent de réduire l'impact sur votre pouvoir d'achat. La hausse annoncée des tarifs peut aussi être l'occasion de réexaminer la combinaison cartes/assurances et d'optimiser votre budget bancaire au quotidien.







