La période de déclaration inquiète souvent les retraités, surtout depuis la généralisation de la procédure en ligne. Le service pour déclarer les revenus ouvre le 11 avril 2024 : la plupart des pensions sont en règle générale pré‑remplies par l'administration. Voici un rappel clair et actualisé des éléments à contrôler, à ajouter ou à exclure pour éviter les erreurs.
Quelles pensions et sommes devez‑vous déclarer ?
L'administration fiscale reçoit directement les informations transmises par les caisses de retraite, de sorte que votre déclaration est généralement complétée automatiquement (cases 1AS et 1BS). Vous devez toutefois vérifier que les montants correspondent à vos relevés mensuels et corriger en cas d'erreur.
Sont imposables et donc à déclarer : les pensions versées par les régimes obligatoires de base et complémentaires, les régimes spéciaux, les pensions de l'État, les pensions de réversion, les pensions versées par les régimes de retraite supplémentaire d'entreprise obligatoires, ainsi que les pensions servies aux élus locaux (Ircantec). Les prestations versées sous forme de capital, comme le « versement forfaitaire unique », doivent aussi figurer dans la déclaration.
Important : les revenus des personnes à charge ou rattachées au foyer ne sont pas pré‑remplis. Si vous percevez des pensions au nom d'un enfant, d'un conjoint rattaché ou d'une personne à charge, vous devez les inscrire vous‑même.
Avantages, bonifications, allocations : ce qu'il faut déclarer (et ce qui est exonéré)
Outre la pension de base, plusieurs compléments entrent dans l'assiette imposable. Pensez à déclarer notamment :
- les majorations pour charges de famille ;
- les bonifications (ex. campagne de guerre) ;
- les avantages en nature (logement ou fourniture d'électricité à tarif réduit ou gratuit) ;
- les allocations versées par les régimes de retraite : allocations d'éducation, allocation décès, allocation de veuvage, et certaines prestations aux anciens combattants ;
- les prestations versées sous forme de capital.
En revanche, certaines allocations sont exonérées et ne doivent pas être déclarées. C'est le cas, entre autres, de l'allocation de reconnaissance versée aux harkis, de l'allocation de vétérance des sapeurs‑pompiers volontaires, de l'allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) et de l'allocation supplémentaire d'invalidité (Asi) ou du minimum vieillesse.
Au chapitre fiscal, un abattement forfaitaire de 10 % s'applique automatiquement sur le total des pensions. Pour la déclaration 2024 (revenus 2023), l'abattement est plafonné : minimum 442 € par pensionné et maximum 4 321 € par foyer fiscal. Vérifiez que cet abattement a bien été pris en compte sur votre avis.
Conseils pratiques : consultez votre espace particulier sur impots.gouv.fr pour vérifier et modifier les montants pré‑remplis, conservez vos attestations de versement reçues des caisses et signalez toute anomalie dès que possible. En cas de doute, les services des caisses de retraite (Assurance retraite, Agirc‑Arrco, Ircantec) restent les interlocuteurs privilégiés pour obtenir les justificatifs nécessaires.







