Le carrelage, avec sa diversité de designs et de couleurs, reste une option privilégiée pour embellir nos intérieurs et extérieurs. Qu'il s'agisse de la cuisine, de la salle de bain ou de la terrasse, sa popularité ne cesse de croître. Avant de commencer vos travaux, il est primordial de bien déterminer la quantité de carrelage à acquérir, un exercice parfois complexe pour les novices en bricolage.
Calculer la surface à carreler
Le premier élément à maîtriser lors de tout projet de carrelage est la surface à couvrir. Pour ce faire, il est conseillé de réaliser un calepinage.
La surface requise en carrelage se calcule en multipliant la longueur par la largeur de la zone concernée. Par exemple, pour une pièce mesurant 5 m sur 7 m, la superficie totale est de 35 m². Si vous envisagez de poser du carrelage mural, n'oubliez pas d'exclure l'espace occupé par les fenêtres, les portes et autres éléments qui ne seront pas recouverts. Prenez bien les mesures de ces zones pour un calcul précis.
Concernant les plinthes, la mesure s'effectue en mètres linéaires. Vous devez mesurer le périmètre de la pièce et retirer les longueurs correspondant aux portes. Pour une salle de bain qu'on envisage de carreler avec des plinthes, par exemple, si la superficie rectangulaire est de 3,50 m sur 4 m, cela donne un total de 15 mètres linéaires après exclusion des ouvertures.
Considérer la marge supplémentaire
Lors de l'achat de carrelage, il est toujours conseillé de prévoir une marge supplémentaire. En effet, il arrive souvent, tant en termes de stock que de différences de nuances, qu'il soit nécessaire d'acheter des carreaux additionnels. Cette précaution vous permettra d'assurer une meilleure harmonie entre les carreaux déjà posés et ceux que vous pourriez devoir racheter plus tard.
La casse est également un facteur à prendre en compte, surtout si vous n'êtes pas expérimenté en matière de pose. Avoir quelques carreaux de plus dans votre réserve vous permettra de compenser les pertes inévitables.
Concernant les joints, la règle générale impose une moyenne de 3 mm pour une largeur standard, ce qui peut varier en fonction de vos choix esthétiques et techniques. Respectez toujours les normes établies par les Documents Techniques Unifiés (DTU) pour ne pas compromettre la qualité de votre installation.
- Pour une pose collée, les normes sont :
- À l'intérieur : de 4 mm (joint standard) et de 2 mm (carrelage rectifié),
- À l'extérieur : minimum de 3 mm, souvent 5 mm pour un sol carrelé.
- Pour une pose scellée, les joints doivent respectivement faire :
- Au moins 2 mm pour une surface inférieure à 120 m²,
- 5 mm pour les surfaces supérieures.
En suivant ces recommandations, vous obtiendrez un rendu final esthétique, tout en respectant les contraintes techniques et normatives.
Réaliser des économies tout en évitant les erreurs
Les experts recommandent d'acheter environ 15 % de carrelage supplémentaire en cas de poses complexes, comme alternées ou en oblique. Une telle pose requiert davantage de découpes, d'où une consommation supérieure de carreaux. Par exemple, pour une surface à couvrir de 50 m² avec des carreaux en pose décalée, il est sage de prévoir 75 m² de matériel.
Enfin, si vous disposez d'un excédent de carreaux après vos travaux, de nombreuses enseignes de bricolage acceptent de les reprendre. Assurez-vous simplement de cette politique avant votre commande. Les professionnels insistent également sur l'importance d'acheter tous vos carreaux en une seule fois pour éviter de faire face à des variations de teintes ou de dimensions.
Si poser du carrelage vous semble trop complexe, n'hésitez pas à faire appel à un professionnel. Une solution efficace pour éviter de perdre du temps et de l'argent est de demander plusieurs devis via un comparateur en ligne afin de sélectionner la meilleure option.







