Une alerte vient d'être lancée par des chercheurs américains : pour les femmes ménopausées, une consommation élevée de sodas light pourrait signifier un danger accru d'accidents vasculaires cérébraux (AVC) ou de crises cardiaques. Bien que souvent perçus comme des options plus saines, ces produits hypocaloriques pourraient s'avérer nuisibles selon une étude publiée dans la revue Stroke par l'American Heart Association.
Les inquiétudes quant à la santé
L'étude a analysé les données concernant plus de 82 000 femmes âgées de 50 à 79 ans et ayant traversé la ménopause. Parmi elles, 5,1 % ont admis consommer au moins un soda light par jour. Ce groupe présentait un risque « significativement plus élevé » d'AVC et de maladies coronariennes. En particulier, celles qui consommaient deux sodas light par jour ou plus avaient 23 % de chances supplémentaires d'être touchées par un AVC ischémique, 29 % de développer des maladies cardiaques et 16 % de mourir de toute autre cause par rapport à leurs homologues.
Un appel à la prudence
Les femmes en surpoids étaient particulièrement vulnérables, même sans antécédents de maladies cardiaques. Selon Yasmin Mossavar-Rahmani, principale auteur de cette recherche, « De nombreuses personnes, en particulier celles en surpoids, se tournent vers ces boissons hypocaloriques pour réduire leur apport calorique ». Cependant, « nos résultats et d'autres études montrent que ces boissons édulcorées artificiellement peuvent présenter des risques non négligeables ».
En effet, l'American Heart Association a récemment signalé que les données actuelles n'étaient pas suffisantes pour établir clairement les effets des édulcorants hypocaloriques sur la santé du cœur et du cerveau. Néanmoins, les chercheurs estiment que « limiter votre consommation de boissons diététiques » est une mesure de précaution à envisager pour une meilleure santé. Bien que ces sodas puissent remplacer les boissons sucrées, il est préférable d'opter pour de l'eau nature ou aromatisée sans sucre.







