Une baisse temporaire des prix
Depuis le 1er mai, le tarif de référence du gaz a connu une diminution notable, passant de 0,12412 € à 0,1162 € par kilowattheure, soit une baisse de 6,4 %. Pour un foyer type consommant environ 11 200 kWh par an, cela pourrait représenter une économie d'environ 88 € sur l'année. Cette tendance favorable est en grande partie attribuée à une stabilisation des prix sur les marchés internationaux ainsi qu'à des conditions météorologiques clémentes qui ont réduit les besoins en chauffage.
Des hausses fiscales à prévoir
Cependant, cette baisse est à nuancer. À partir d'août 2025, le taux de TVA sur le gaz passera de 5,5 % à 20 %, suite à une décision gouvernementale d'harmonisation avec les directives européennes. En parallèle, une augmentation de l'accise sur le gaz a déjà pris effet depuis le début de l'année, et la Contribution Tarifaire d'Acheminement demeure en place, augmentant de manière significative le coût total pour les consommateurs. Ces mesures pourraient engendrer une hausse de 15 % ou plus sur la facture finale pour certains foyers, malgré la baisse apparente du tarif de base.
Anticiper les impacts sur les ménages
Les ménages, notamment ceux avec un chauffage au gaz, doivent se préparer à un effet ciseaux : une baisse temporaire du tarif, contrebalancée par des hausses structurelles des coûts fixes. Il est donc crucial d'anticiper ces changements. Voici quelques conseils utiles :
- Revoir ses contrats : Certains fournisseurs continuent à proposer des offres avantageuses à prix fixe ou des tarifs réduits temporairement.
- Limiter la consommation : Investir dans des solutions d'isolation, utiliser un thermostat intelligent ou optimiser les réglages de son chauffage pourrait faire la différence.
En définitive, bien que la baisse du prix du gaz puisse sembler rassurante, il serait imprudent d'envisager une tendance durable.







