L'accident ischémique transitoire (AIT) et l'accident vasculaire cérébral (AVC) affectent gravement le cerveau, pouvant entraîner des conséquences lourdes pour la santé. Chaque année, environ 150 000 personnes subissent un AVC, entraînant environ 30 000 décès. Ces accidents touchent principalement les personnes âgées, avec une moyenne d'âge de 74 ans et environ 75 % des victimes ayant plus de 65 ans. Alors que les symptômes d'un AIT peuvent passer inaperçus, ceux de l'AVC sont plus marqués et doivent alerter rapidement. Un AIT peut constituer une alerte sérieuse, préfigurant souvent un AVC imminent.
Qu'est-ce qu'un accident vasculaire cérébral (AVC) ?
D'après l'Assurance maladie, l'AVC est la première cause de mortalité chez les femmes, devançant même le cancer du sein. Il est également la troisième cause chez les hommes. Un AVC se caractérise par une perte brutale des fonctions cérébrales, souvent due à un blocage des vaisseaux sanguins par un caillot, entraînant ainsi un manque d'oxygène et de nutriments dans le cerveau, ce qui provoque la mort des cellules cérébrales. Ce type de crise est désigné sous le terme AVC ischémique.
Un AVC peut également être d'origine hémorragique, représentant environ 20 % des cas. Il survient généralement suite à la rupture d'un vaisseau sanguin, souvent en lien avec une hypertension artérielle ou des malformations vasculaires.
Les facteurs de risque
Plusieurs conditions médicales peuvent accroître le risque d'AVC : le diabète, l'hypertension, les troubles du rythme cardiaque, et un taux de cholestérol élevé. D'autres facteurs tels que le tabagisme, le surpoids, la sédentarité et la consommation excessive d'alcool sont également à considérer.
L'AVC : une urgence médicale
Reconnaître les signes d'un AVC est impératif, car il s'agit d'une situation d'urgence. Il est crucial d'appeler les services d'urgence au plus vite. Plus la prise en charge est rapide, mieux les chances de survie et de récupération sont élevées. En attente des secours, il est recommandé d'allonger la personne et de ne lui donner ni nourriture ni médicaments, tout en notant l'heure d'apparition des symptômes.
Une imagerie médicale (IRM ou scanner) est immédiatement réalisée pour confirmer le diagnostic et évaluer les mesures à prendre. Pour un AVC ischémique, l'intervention peut consister à dissoudre ou retirer le caillot pour rétablir la circulation sanguine.
Qu'est-ce qu'un accident ischémique transitoire (AIT) ?
L'AIT est causé par une obstruction temporaire de la circulation sanguine vers le cerveau. Bien que ses symptômes soient similaires à ceux d'un AVC, ils ne durent que quelques minutes, souvent moins d'une heure, sans laisser de séquelles. Les personnes affectées peuvent ainsi retourner rapidement à un mode de vie normal.
Les symptômes d'un AIT
Les signes d'un AIT incluent un engourdissement du visage, une faiblesse d’un bras, des troubles de la vision ou des troubles de la parole, mais ces symptômes se dissipent généralement très rapidement. Cependant, il est essentiel d'appeler les secours, car un AIT peut annoncer un AVC plus grave.
L'AIT : un signe d'alarme
Un AIT doit être pris très au sérieux. Il est souvent un indicateur d'un AVC potentiel dans les jours suivant l'événement. La vigilance est donc capitale, et toute apparition de symptômes nécessite une action immédiate.
Prévenir l'AIT et l'AVC
La prévention d'un AIT ou d'un AVC repose sur l'attention portée à son état de santé et à des choix de vie sains :
- Cesser de fumer ;
- Limiter la consommation d'alcool ;
- Pratiquer une activité physique régulière ;
- Maitriser son poids ;
- Surveiller le cholestérol ;
- Suivre un régime alimentaire équilibré, surtout en cas de diabète ;
- Contrôler sa pression artérielle.
Les femmes, en raison de facteurs hormonaux, sont davantage exposées aux AVC ischémiques. Il est conseillé, après un AVC, d'éviter certaines contraceptions.







