La chimiothérapie est un traitement utilisé pour soigner certains types de cancer. Utilisée depuis les années 1940, elle a connu d'importants progrès en matière d'efficacité et de confort des patients, notamment depuis les années 1970. Chaque protocole de chimiothérapie est personnalisé, tenant compte de la nature du cancer et de sa localisation. Tous les cancers ne répondent pas aux traitements de chimiothérapie, rendant un bilan préalable essentiel pour évaluer son adéquation.
Le traitement est étroitement surveillé non seulement pour garantir sa bonne exécution, mais aussi pour prévenir ou atténuer les effets indésirables possibles, qui, bien que redoutés, ne sont pas systématiques. Les patients sont régulièrement informés par leur équipe médicale, facilitant leur engagement dans le protocole de soins.
La chimiothérapie comme traitement contre les cellules cancéreuses
La chimiothérapie a pour but de détruire les cellules cancéreuses ou d'en limiter la multiplication. Elle est prescrite par un oncologue, un spécialiste des tumeurs cancéreuses. Environ cinquante médicaments de chimiothérapie existent, préparés spécifiquement pour chaque patient lors de chaque séance. Le dosage dépend de divers facteurs, notamment le poids du patient.
Les avancées récentes permettent de combiner plusieurs agents de chimiothérapie dans ce qu'on appelle la polychimiothérapie, augmentant ainsi l'efficacité des traitements. Le choix du médicament, selon le type de cancer et les préférences du patient, est fait lors d'une collaboration entre des professionnels de santé spécialisés.
La chimiothérapie peut être administrée de trois manières principales :
- Avant une chirurgie pour réduire la taille de la tumeur, connue sous le nom de chimiothérapie néoadjuvante, typiquement entre 3 et 5 mois.
- Après une intervention visant à retirer toutes les cellules cancéreuses, désignée comme chimiothérapie adjuvante, s'étendant en moyenne de 5 à 6 mois.
- Pour traiter des métastases, c'est-à-dire des cellules cancéreuses se trouvant loin de la tumeur primaire, par chimiothérapie métastatique, qui dure généralement de 3 mois à plus d'un an.
Elle peut être le seul traitement ou compléter d'autres interventions, telles que la radiothérapie.
Comment se déroule une chimiothérapie en pratique ?
Afin d'initier correctement une chimiothérapie, le patient doit subir un bilan médical, incluant divers tests biologiques et d’imagerie, pour évaluer la pertinence et la tolérance du traitement.
La chimiothérapie est souvent administrée sous forme d’injection, soit par un dispositif implanté sous la peau, soit par cathéter central. Ces systèmes minimisent l'impact sur les veines et permettent des traitements supplémentaires si nécessaire.
Il est également possible d’obtenir une chimiothérapie sous forme orale, avec des médicaments disponibles en pharmacie. Cependant, la chimiothérapie n'entraîne généralement pas de douleurs pour le patient, bien qu'une sensation de chaleur puisse être ressentie lors de l'injection.
Les traitements sont organisés en cycles, alternant entre périodes de chimiothérapie et phases de repos, permettant au corps de se rétablir. La durée et la fréquence de chaque cure dépendent du protocole médical établi, qui tient compte de l'état général du patient.
Les effets indésirables de la chimiothérapie redoutés par les patients
Toute chimiothérapie peut entraîner des effets indésirables, qui ne sont en aucun cas synonyme d'inefficacité. Parmi eux, on trouve des nausées, des vomissements, des inflammations buccales, des pertes de cheveux temporaires, ou encore une fatigue excessive. Ces effets sont dus à l'impact des médicaments sur les cellules saines, notamment dans le tube digestif et la moelle osseuse.
Il est important de souligner que ces réactions ne sont pas systématiques et que beaucoup de patients ne présentent aucun effet secondaire significatif. Les progrès en matière de soins rendent ces effets souvent temporaires et gérables, avec des traitements disponibles pour les atténuer.
La prise d'autres médicaments pour des conditions telles que le diabète ou l'hypertension reste possible, mais il est crucial d'en informer le médecin afin d'éviter toute interaction potentiellement nuisible.
A la fin de chaque cure de chimiothérapie, le patient bénéficie d'une surveillance continue pour vérifier l’efficacité du traitement, souvent par le biais d'examens sanguins et radiologiques, ce qui permet d’adapter le protocole en fonction des besoins spécifiques de chacun.







