Le mot d'ordre "Bloquons le pays le 10 septembre" a gagné en popularité sur les réseaux sociaux ces dernières semaines. Ce mouvement, initié en réaction au projet de budget 2026 du gouvernement, qui prévoit 44 milliards d'euros d'économies, vise à s'opposer à des mesures considérées comme inéquitables. Parmi celles-ci, figurent des frais de santé accrus, un gel des prestations sociales, et la suppression de jours fériés.
Bien que ce mouvement soit alimenté par des groupes mal identifiés sur les réseaux sociaux, il bénéficie du soutien de syndicats majeurs. Ainsi, une large mobilisation est anticipée, engendrant potentiellement un coût significatif pour l'économie et l'État français si le pays est réellement mis à l'arrêt.
Le coût économique d'une grève générale
Si les détails de cette journée de blocage restent flous, les conséquences économiques d'une grève sont indéniables. Cesser l'activité dans plusieurs secteurs impacte directement la consommation des ménages et l'activité des entreprises. Par exemple, dans le secteur des transports, un arrêt généralisé pourrait engendrer des retards dans l'approvisionnement et des difficultés pour les travailleurs.
Les estimations concernant le coût d'une journée de grève varient, mais il est admis qu'une grève bien suivie pourrait entraîner une baisse d'activité de 20 à 50 %, selon le secteur. En divisant le produit intérieur brut (PIB) de la France par le nombre de jours ouvrés, on estime une perte d'environ 11,5 millions d'euros par jour d'arrêt. D'autres analyses avancent un coût de près de 66 millions d'euros, basé sur 0,1 point du PIB trimestriel.
Mobilisation et actions prévues
Les syndicats prévoient divers types de mobilisation pour le 10 septembre. Par exemple :
- Sud Rail appelle les cheminots à bloquer les trains.
- Des grèves dans les transports en commun à Paris sont annoncées.
- Des actions de blocage dans le secteur de la santé sont également prévues.
D'autres initiatives sont attendues un peu plus tard, avec une grande journée de mobilisation programmée pour le 18 septembre. Avec le soutien de syndicats tels que la CGT et la CFDT, les appels à des manifestations pourraient s'intensifier, posant la question de l'impact économique de ces actions. Plusieurs experts anticipent que les conséquences financières d'une telle mobilisation pourraient atteindre 1,5 à 2 milliards d'euros, rappelant l'importance économique des journées de grève.







