Bien que les intoxications dues au champignon le plus toxique, l'amanite phalloïde, restent sans antidote, des chercheurs avancent vers une solution.
Souvent, l'idée d'un antidote est ce que l'on espère face à un champignon vénéneux. Cependant, ce n'est pas le cas pour l'amanite phalloïde, couramment synonyme de décès. Une recherche récente, relayée par 20 Minutes, pourrait changer cette donne.
Les champignons toxiques sont responsables de nombreuses tragédies, en particulier en Chine, où près de 800 décès ont été signalés au cours de la dernière décennie. Dans 90% des cas, c'est l'amanite phalloïde, surnommée le "calice de la mort", qui en est la cause, en raison de sa toxine, l'alphamanitine. Le danger est d'autant plus grand qu'elle peut facilement être confondue avec des variétés comestibles.
Symptômes et dangers de l'amanite phalloïde
L'Agence nationale de sécurité sanitaire décrit l'amanite phalloïde comme "un champignon à chair fibreuse, avec un pied et un chapeau distincts". Elle possède des lamelles blanches et un anneau membraneux, et se trouve souvent dans les forêts de feuillus, notamment sous les chênes, entre août et octobre.
Lors de l'ingestion, les victimes peuvent subir des vomissements, des diarrhées abondantes, des crampes abdominales et d'autres symptômes graves, dont une possible insuffisance hépatique pouvant mener au coma et à la mort.
Une nouvelle piste thérapeutique
Dans leurs recherches, les scientifiques ont ciblé une protéine, la STT3B, et découvert que le vert d'indocyanine (ICG), habituellement utilisé pour visualiser le réseau sanguin, pourrait atténuer la toxicité de l'amanite phalloïde. Des tests réalisés sur des souris ont montré des résultats prometteurs, réduisant le potentiel toxique du champignon. Toutefois, il reste à déterminer l'efficacité de cette molécule chez l'humain.
Sources : Anses, 20 Minutes







