Bien que l'huile d'olive soit souvent vantée pour ses propriétés bénéfiques pour la santé, une étude récente de l'Université de Yale suggère que sa consommation excessive pourrait avoir des conséquences indésirables, notamment en favorisant l'obésité.
Une matière grasse au cœur des débats
Reconnu comme un pilier du régime méditerranéen, l'huile d'olive est souvent perçue comme la meilleure matière grasse par de nombreux médecins. Pourtant, la recherche menée à Yale a révélé que cette huile pourrait encourager la formation de nouvelles cellules graisseuses dans le corps.
Des résultats préoccupants issus d'expérimentations
Les chercheurs ont mené des expériences sur des souris, leur administrant différentes huiles : huile de coco, huile d'arachide, huile de soja et bien sûr, huile d'olive. Ils ont observé que seules les souris alimentées avec de l'huile d'olive présentaient une hyperplasie adipocytaire, caractérisée par une augmentation anormale du nombre de cellules graisseuses.
Les chercheurs ont identifié la cause de ce phénomène : l'acide oléique, un acide gras monoinsaturé présent dans l'huile d'olive, accentuerait l'activité d'une protéine (AKT2) tout en réduisant celle d'une autre (LXR). Cette dérégulation entraînait une prolifération des adipocytes, les cellules responsables du stockage des graisses.
Consommation modérée recommandée
Les résultats de l'étude soulignent que l'excès d'huile d'olive peut engendrer une prise de poids, voire conduire à une obésité à long terme. Les chercheurs conseillent donc de faire preuve de modération dans sa consommation et de diversifier les sources de matières grasses, qu'elles soient d'origine animale ou végétale. Actuellement, les médecins recommandent de ne pas dépasser 20 mL d'huile d'olive par jour, soit environ une cuillère à soupe.
Source : Cell Reports







