Le Dr Jimmy Mohamed tire la sonnette d'alarme concernant le thon en boîte, qui se révèle être contaminé à 100 % par le mercure. Ce problème de santé publique touche en priorité le système nerveux et le développement des fœtus.
Cette source de protéines, prisée pour sa praticité, cache une réalité bien plus préoccupante. Alors que bon nombre d'entre nous l'incorporent facilement dans divers plats, le médecin souligne des faits alarmants.
Une contamination avérée
Selon le Dr Mohamed, "100 % des boîtes de thon achetées sont contaminées par du mercure", a-t-il déclaré lors d'une récente intervention sur RTL Matin. Ce constat soulève des interrogations quant à la sécurité alimentaire. Mais d'où provient cette pollution ?
Les rejets industriels dans l'océan se transforment en méthylmercure, une forme très toxique facilement absorbée par les organismes marins. En tant que prédateur, le thon absorbe cette substance en se nourrissant d'autres poissons porteurs de mercure, ce qui entraîne un phénomène de bioaccumulation et de bioamplification.
Peut-on continuer à consommer du thon ?
Cependant, le Dr Mohamed rassure : "Cela ne veut pas dire qu'il faille s'interdire de consommer thon ou saumon. En effet, il est recommandé de manger du poisson deux fois par semaine." L'alternative suggérée consiste à inclure d'autres espèces moins contaminées telles que le cabillaud, le colin ou la sardine.
Au restaurant, il n'est pas nécessaire de se limiter au thon. "On peut opter pour d'autres plats, comme une soupe miso ou des crevettes," rappelle-t-il. L'idée est d'inclure une variété de poissons pour maintenir un bon apport en oméga-3 tout en minimisant l'exposition au mercure.
Des chiffres alarmants sur le thon en Europe
Des études menées par des ONG comme Bloom et Foodwatch révèlent que parmi 148 échantillons de thon en Europe, 100 % contenaient du mercure, dont 57 % dépassaient les 0,3 mg/kg, et environ 10 % excédaient les 1 mg/kg. Ce dernier chiffre dépasse la limite légale pour le thon, soulevant des questionnements sur la protection des consommateurs.







