Une nouvelle étude espagnole publiée dans le British Journal of Nutrition met en lumière les effets indésirables des boissons énergisantes sur la santé des athlètes. Cette recherche, menée par des chercheurs de l'Université Camilo José Cela et de la Spanish Foundation for Science and Technology, indique que ces boissons n'améliorent que marginalement les performances sportives tout en entraînant des problèmes tels que l'insomnie et une nervosité accrue.
Les chercheurs ont suivi des athlètes de diverses disciplines, dont le football et la natation, sur une période de quatre ans. Pour évaluer l'impact des boissons, les sportifs ont consommé l'équivalent de trois canettes de boissons énergisantes ou une boisson placebo avant chaque compétition. Les résultats ont révélé que, bien que les boissons énergisantes puissent offrir une amélioration de la performance physique de 3 à 7 %, elles entraînent des effets néfastes sur le sommeil et la santé mentale des participants.
Des effets secondaires préoccupants
Juan J. Salinero, co-auteur de l'étude, soutient que de nombreux athlètes ont constaté une augmentation significative des insomnies, un niveau de stress plus élevé et une stimulation musculaire excessive après l'effort. Ces effets sont largement attribués à la caféine, dont la concentration varie considérablement entre les différentes marques de boissons énergisantes. Par exemple, une canette de 250 ml peut contenir jusqu'à 80 mg de caféine, tandis que certaines marques analysées par Consumer Reports affichent des niveaux douteux de 242 mg par portion.
Il est crucial de rappeler que l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) en France surveille rigoureusement la sécurité des boissons énergisantes depuis plusieurs années. Dans un rapport alarmant publié en 2013, elle a documenté des cas de symptômes graves liés à leur consommation, notamment des effets cardio-vasculaires, psycho-comportementaux et neurologiques. Ces résultats mettent en exergue la nécessité pour les consommateurs et les athlètes de réévaluer leur usage de ces produits à la lumière de leurs effets potentiellement néfastes.







