Chaque jour, sous les arcades de la rue de Rivoli, se forme une file d’attente devant les vitrines éblouissantes du plus prestigieux salon de thé parisien. Autrefois prisé par l'aristocratie et les figures littéraires comme Marcel Proust et Coco Chanel, Angelina continue d'attirer les gourmands. Ce lieu, conçu en 1903 par l'architecte Édouard-Jean Niemans, se démarque par son décor Belle Époque flamboyant, où moulures, dorures et fresques s'entrelacent harmonieusement.
Un mélange de tradition et d'innovation
Les couleurs pastel et l'architecture mystérieuse restent intactes, offrant une expérience authentique aux visiteurs. Ces derniers s'y régalent, entre autres, du fameux "Africain", un chocolat chaud onctueux rehaussé par une crème Chantilly légère. L'incontournable Mont-Blanc, un dôme de crème de marron surmontant une meringue, reste tout aussi populaire avec ses 2500 exemplaires vendus quotidiennement.
Des chefs passionnés à la tête de l'histoire d'Angelina
Depuis 2007, Sébastien Bauer, héritier d'une lignée de pâtissiers, veille à la continuité de cette tradition sucrée. Avec un penchant pour les arômes d’agrumes, il a su insuffler une touche de nouveauté à des recettes centenaires. Sous l'œil attentif du chef pâtissier Christophe Appert, les créations emblématiques sont préservées tout en restant en phase avec les tendances contemporaines.
Un rayonnement international
Souvent admiré au-delà des frontières, le nom d'Angelina retentit de Paris à Tokyo, et bientôt à Doha et Dubaï, avec une promesse de ravissement qui ne faiblit pas. Chaque plat, chaque pâtisserie évoque l’héritage et l’innovation d’un lieu où la gastronomie française prend tout son sens.
Catherine Bézard







