La Journée internationale de la réparation approche, une bonne occasion de réfléchir sur la façon dont nous traitons nos appareils électroménagers et électroniques. Réparer plutôt que remplacer, c'est non seulement bénéfique pour notre portefeuille, mais également pour notre environnement.
État des lieux : la réparation en panne
Selon une étude de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), une majorité des Français, soit 81%, perçoivent la réparation de manière favorable. Toutefois, seulement 36% passent à l'acte et choisissent de réparer leurs appareils en cas de panne. Ce décalage s'explique par plusieurs facteurs : le coût souvent élevé des réparations, des délais de service trop longs et un manque d'informations sur les compétences des réparateurs. En outre, la course aux nouveaux modèles push vers l'achat plutôt que la réparation.
Initiatives pour encourager la réparation
Pour remédier à cela, le gouvernement a mis en œuvre certaines mesures. À partir de janvier 2021 et jusqu'en 2024, un indice de réparabilité apparaîtra sur de nombreux appareils électriques et électroniques. Le but ? Atteindre un taux de réparation de 60% d'ici cinq ans. À partir de l'année prochaine, il sera aussi obligatoire pour les fabricants de garantir la disponibilité des pièces de rechange pendant cinq ans après la commercialisation de chaque modèle, avec un délai de livraison réduit à quinze jours.
Pour Samuel Sauvage, président de l'association HOP (Halte à l’obsolescence programmée), ces initiatives sont un bon début mais restent insuffisantes. Il appelle à rendre la réparation plus attractive, notamment par des incitations fiscales et des subventions, comme l'opération "Coup de pouce vélo", qui a déjà permis plus de 370 000 réparations.
Les avantages considérables de la réparation
Remettre en état ses appareils peut sembler coûteux, mais en réalité, cela peut permettre d'économiser jusqu'à 669 euros par an selon l'Ademe. En prolongeant la vie de onze appareils courants comme les téléviseurs ou les réfrigérateurs, les consommateurs bénéficient non seulement d'économies financières mais aussi soutiennent l'économie locale par la création d'emplois dans le secteur de la réparation.
De plus, la réparation est un geste écologique. Par exemple, prolonger d'une année la durée de vie moyenne des téléviseurs en France pourrait réduire de 1,74 million de tonnes les émissions de CO2, équivalentes à celles d'une ville telle que Lyon. En prenant soin de nos objets et en les réparant, nous évitons également le gaspillage de ressources naturelles et de produits toxiques.







