Au-delà de l'âge légal de départ à la retraite, choisir le bon moment de l'année pour prendre sa retraite peut avoir un impact significatif sur le montant de votre pension et sur votre situation fiscale. Chaque individu a la liberté de fixer sa date de départ, généralement un an à l'avance, et ce à partir du premier jour du mois suivant l'âge légal. De manière générale, plus le départ à la retraite est repoussé, plus la pension se voit bonifiée. Cependant, le choix du mois de départ joue également un rôle crucial dans le montant final perçu.
choisir la date de départ selon sa situation individuelle
Suite à la réforme récente des retraites, la plupart des salariés doivent désormais envisager un départ à 64 ans, contre 62 ans auparavant. En plus de cet âge légal, la date de départ doit prendre en compte plusieurs éléments, notamment le nombre de trimestres de cotisation accumulés. Cela détermine si vous pouvez prétendre à une retraite à taux plein ou si vous subirez une décote liée à des trimestres manquants.
En effet, ceux qui partent avant 67 ans peuvent bénéficier d'une retraite à taux plein s'ils ont suffisamment de trimestres validés, tandis que ceux atteignant cet âge sont également éligibles, quel que soit leur nombre de trimestres cotisés.
Certaines catégories, comme les personnes inaptes au travail ou les aidants d'un enfant handicapé, peuvent également avoir accès à cette retraite sans pénalité.
Concernant le calcul des trimestres de cotisation, il est important de noter que, pour la dernière année, un principe spécifique s'applique. La somme des trimestres validés dépendra du salaire et sera limitée au nombre de trimestres valides jusqu'à la date de départ. Par exemple, un salarié qui quitte son poste le 1er juillet avec un salaire permettant de valider quatre trimestres n'en comptera que deux dans le calcul de sa pension, ce qui souligne l'importance de choisir le moment adéquat.
optimiser son départ selon son statut professionnel
Pour identifier le meilleur mois pour partir à la retraite, il est essentiel de comprendre le mode de calcul de votre pension, qui varie selon le type de statut.
les salariés du privé
Pour les salariés soumis à l'Assurance retraite de la Sécurité sociale, le calcul de la pension repose sur la formule suivante :
Revenu annuel moyen * Taux de la pension * (Durée d'assurance à l'Assurance retraite/Durée d'assurance pour obtenir une pension à taux plein)
Le revenu annuel moyen est basé sur les 25 meilleures années de salaire. Celles-ci incluent également des primes et des heures supplémentaires. Notons que pour ceux ayant travaillé moins de 25 ans, le revenu correspond à la moyenne de l'ensemble des salaires bruts pendant les années travaillées.
Un détail crucial : les revenus perçus l'année de départ ne sont pas pris en compte dans les calculs, ce qui incite souvent les salariés à choisir un départ tôt dans l'année ou à la fin décembre pour maximiser leur pension.
les agents publics
Le calcul des pensions pour les agents publics diffère. Il se base sur :
Dernier traitement indiciaire * 75 % * (Nombre de trimestres liquidables/Durée d'assurance pour obtenir une pension à taux plein)
Dans ce contexte, le dernier traitement indiciaire est défini comme le dernier salaire brut touché au moins six mois avant le départ. Toutefois, tous les salaires de la dernière année sont pris en compte, ce qui élargit le choix du mois de départ.
anticiper les implications fiscales de son départ
Le choix du moment de la retraite doit également prendre en compte les conséquences fiscales. En effet, les actifs du secteur privé avec plus de dix ans d'ancienneté peuvent percevoir une prime de départ, qui variera selon leur ancienneté. Par exemple, quinze mois de salaire peuvent être versés pour 30 ans d'ancienneté.
De plus, un solde de tout compte, intégrant les salaires et primes dus, doit être déclaré. Décaler son départ à un mois comme janvier peut permettre de différer ces revenus, alléger la charge fiscale de l'année de départ et ainsi, mieux gérer la transition vers la retraite.







