Les veuves et veufs peuvent bénéficier d'une pension de réversion, une aide financière mise en place pour faire face à la perte d'un partenaire. Mais cette aide est-elle soumise à l'impôt ?
La pension de réversion permet au conjoint ou à l'ex-conjoint d'un assuré décédé de percevoir une partie de sa retraite, sous certaines conditions. Selon le site Service-public.fr, "Elle est versée à l'époux (ou l'ex-époux) survivant, ainsi qu'aux orphelins si le défunt était fonctionnaire."
Une prestation soumise à l'impôt
La réponse est non, la pension de réversion elle-même n’est pas exonérée d’impôts. En effet, des prélèvements sociaux sont effectués sur le montant brut de la pension avant son versement, et cette somme reste soumise à l'impôt sur le revenu. Bien que les pensions de réversion bénéficient d'un abattement de 10% (plafonné à 4 123 € pour les revenus de 2022), elles doivent être déclarées au fisc selon impots.gouv.fr. D'autres revenus de vieillesse sont également concernés par cette obligation, tels que :
- Pensions de retraite versées par des régimes de base et complémentaires, ainsi que par des régimes spéciaux.
- Pensions de réversion provenant de ces mêmes régimes.
- Pensions versées par des régimes de retraite supplémentaire d'entreprise.
- Pensions accordées aux élus locaux par l'Ircanec.
Les organismes de retraite transmettent généralement le montant imposable aux services fiscaux. Cependant, il est prudent de contrôler ce montant dans la section "Pensions-Retraites-Rentes" de sa déclaration de revenus préremplie, afin d'effectuer les rectifications nécessaires.
Certaines pensions ainsi que certains cas particuliers échappent à l'impôt sur le revenu, comme l'allocation personnalisée d'autonomie, l'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), ou encore la majoration pour assistance d'une tierce personne.







