Le Livret A en crise : un taux gelé
Le Livret A, un produit d’épargne très apprécié des Français, voit son taux resté bloqué à 2,4 % jusqu’en janvier 2026. Cette décision, visant à contenir les dépenses liées au logement social, entraîne cependant une perte de pouvoir d’achat pour les épargnants. Alors que l’inflation dépasse 3 %, ce placement se transforme en simple trésorerie à court terme, ce qui le rend de moins en moins adéquat pour ceux cherchant à préserver leur capital sur le long terme.
Pour les ménages à revenus modestes, le Livret d'Épargne Populaire offre un meilleur rendement de 3,5 %, mais il reste soumis à des conditions d’éligibilité. Avec un Plan Épargne Logement (PEL) à 1,75 % qui devient fiscalisé dès la première année, les options de placements sécurisés sont de plus en plus limitées.
Nouvelles limitations des niches fiscales
La loi de Finances 2025 adopte une approche progressive, visant à réviser certaines niches fiscales considérées comme inefficaces. Parmi les changements notables, le plafond des niches fiscales est maintenu à 10 000 €, mais plusieurs dispositifs avantageux en matière immobilière, tels que le Pinel, ne seront plus reconduits au-delà de 2025 dans de nombreuses zones.
Le régime du Meublé Non Professionnel (LMNP) subit, lui aussi, des modifications, notamment concernant les abattements forfaitaires. De plus, des discussions sur la fiscalité des plus-values mobilières sont en cours, envisageant une introduction de barèmes progressifs en fonction des revenus.
Assurance-vie et immobilier : vers un avenir incertain
Malgré les ajustements réglementaires, l'assurance-vie demeure un pilier de l'épargne en France. Avec un rendement moyen en légère hausse entre 2,5 % et 3 % pour les fonds en euros, elle offre une sécurité, mais reste négativement impactée par l'inflation.
Pour séduire les épargnants, les assureurs poussent vers des investissements en unités de compte, qui bien qu'offrant un potentiel plus élevé, comportent une volatilité accrue. L’immobilier locatif, quant à lui, fait face à des régulations de plus en plus strictes et à la fin progressive de nombreux avantages fiscaux, entraînant une pression sur sa rentabilité et nécessitant des efforts d'adaptation significatifs.







