Une alimentation inappropriée contribue fortement à une mortalité prématurée et est un facteur clé dans les maladies cardiovasculaires, le diabète et l'obésité.
Selon le rapport Global Burden of Disease publié dans la revue The Lancet, un décès sur cinq dans le monde serait lié à des habitudes alimentaires inadéquates.
Une alimentation inappropriée : responsable d'un décès sur cinq
En 2016, sur les 54,7 millions de décès enregistrés, 72% étaient dus à des maladies non transmissibles telles que les maladies cardiovasculaires et le diabète, souvent associées à des choix de vie défavorables (alimentation, activité physique, tabac, alcool, etc.).
Ce rapport révèle qu'une mauvaise alimentation, notamment une carence en céréales complètes, fruits, légumes, noix et poissons, ainsi qu'une alimentation riche en sel, est responsable d'environ 10 millions de décès (18,8%) à l'échelle mondiale. "Les habitudes alimentaires nuisibles constituent le principal risque de mortalité", soulignent les chercheurs. Les facteurs de risque majeurs incluent également une pression artérielle et une glycémie élevées, l'obésité, et un excès de cholestérol.
Espérance de vie en hausse et mortalité infantile en baisse
Ce rapport, issu de l'analyse des données de 195 pays, indique que l'espérance de vie mondiale a augmenté de 14 ans, passant de 58,4 ans en 1970 à 72,5 ans en 2016. Le Japon détient la plus haute espérance de vie avec 83,9 ans pour les deux sexes, tandis que la Centrafrique se trouve en bas de l'échelle avec 50,2 ans.
De plus, la mortalité chez les enfants de moins de 5 ans a chuté pour la première fois sous les 5 millions en 2016, contre 16,4 millions en 1970.
Le Dr Christopher Murray, directeur de l'IHME à l'Université de Washington, a affirmé : "Globalement, les gens vivent plus longtemps. Nous avons observé des progrès significatifs au cours de la dernière décennie, comme la diminution de la mortalité infantile et du paludisme."







