Depuis la mise en place de nouveaux systèmes d'étiquetage, l'objectif est clair : aider les consommateurs à faire des choix plus éclairés concernant leur alimentation. Toutefois, une récente évaluation de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) remet en question l'efficacité de ces initiatives.
Une analyse approfondie des systèmes d'étiquetage
Deux ans après l'instauration de l'étiquetage nutritionnel, l'Anses a scruté l'impact de cinq systèmes d'information nutritionnelle (SIN) : "nutri-repères", "nutri-couleurs", "nutri-score" (5C), "Health Star Rating" (HSR) et "SENS". L'objectif était de déterminer si ces outils parviennent à réduire les risques de maladies chroniques, telles que l'obésité et le diabète.
Un bilan peu concluant
Les résultats de l'étude montrent que ces étiquetages ont des limites significatives. D'une part, nombre de ces dispositifs se révèlent trop restrictifs et ne couvrent pas l'ensemble des éléments d'une alimentation équilibrée. De plus, la lisibilité de ces informations pose problème, ce qui signifie que seuls les consommateurs déjà sensibilisés s'y intéressent vraiment. Ainsi, l'Anses souligne la nécessité de suivre et d'évaluer régulièrement l'impact de l'étiquetage nutritionnel pour rendre le système plus efficace.
Des perspectives d'amélioration
Pour que l'étiquetage nutritionnel devienne un outil véritablement utile, il est crucial d'impliquer davantage les consommateurs dans son évolution. Cela passe par des campagnes d'éducation nutritionnelle et par une simplification des informations présentées sur les emballages. Les enjeux de santé publique sont trop importants pour que l'on renonce à améliorer la transparence sur les produits alimentaires.







