Le gouvernement a modifié le calendrier et a reporté l'application d'une prime carburant destinée aux gros rouleurs, initialement prévue pour décembre, à janvier 2023. Cette aide de 100 euros s'adresse aux ménages les plus précaires, marquant ainsi la fin de la ristourne à la pompe, qui profitait à tous. Qui pourra profiter de cette prime ? Faisons le point.
Qui pourra toucher cette prime ?
À partir du 31 décembre, la ristourne à la pompe sera réduite, offrant une prime spécifiquement ciblée aux gros rouleurs. En novembre, Elisabeth Borne avait annoncé cette initiative, précisant le 7 décembre que la "prime d'indemnité carburant" de 100 euros de 2023 sera réservée aux "Français modestes ayant besoin de leur véhicule pour se rendre au travail". Cette aide devrait profiter à environ la moitié des ménages.
Seuls les foyers appartenant aux cinq premiers déciles de revenus pourront demander cette aide. Selon les données de l'Insee, en 2019, les ménages dont le revenu annuel était inférieur à 20 850 euros étaient inclus dans ces premiers déciles.
Il est important de noter que les chômeurs et les retraités ne seront pas éligibles. Toutefois, les demandeurs d'emploi pourront obtenir une assistance via Pôle Emploi, a indiqué Elisabeth Borne.
Comment en bénéficier ?
La process d'obtention de cette prime n'est pas automatique. Les travailleurs utilisant leur véhicule pour se rendre au travail devront faire leur demande en ligne sur le site officiel des impôts, impots.gouv.fr. Ils devront entrer leurs informations personnelles, fournir leur numéro de plaque d'immatriculation, et soumettre une déclaration attestant qu'ils dépendent de leur voiture pour le travail. Le versement de la prime se fera directement sur le compte bancaire du demandeur.
Quand cette aide sera-t-elle versée ?
Le ministre de l'Économie, Bruno Lemaire, a révélé que les demandes pour cette aide pourront être effectuées dès le 16 janvier. Aucun critère kilométrique ne sera exigé, offrant ainsi un accès simplifié à cette aide.
Enfin, il est précisé que cette prime de 100 euros sera attribuée de manière individuelle et non par foyer, ce qui signifie qu'une famille possédant plusieurs véhicules et remplissant les critères pourra recevoir une aide maximale de 200 euros.
Selon la Première ministre, le coût global de cette mesure pour l'État est estimé à 1 milliard d'euros. Elle a insisté sur la nécessité de maintenir un dispositif pour soutenir les Français modestes ayant besoin de leur véhicule pour travailler.







