Comparaison des PER individuel et collectif
Les Plans d'Épargne Retraite (PER) individuel et collectif partagent plusieurs caractéristiques communes. Chaque assuré a la possibilité d'effectuer des versements volontaires dans les deux types de PER.
Néanmoins, le PER collectif offre des options de versement plus variées. Étant un mécanisme d'épargne retraite proposé par l'entreprise, il permet d'intégrer l'épargne salariale, incluant l'intéressement, la participation, et les éventuels abondements de l'employeur.
En outre, vous pouvez transférer des fonds provenant de votre compte épargne, ou même utiliser des jours de repos non pris. Les montants provenant d'un Compte Épargne-Temps (CET) peuvent également être transférés vers un PER individuel.
Au moment de la retraite, les modalités de sortie des deux plans demeurent identiques. Vous avez le choix entre une rente viagère ou un capital en une seule fois, avec la possibilité de combiner les deux alternatives.
Pour accéder à votre épargne anticipativement, certains critères doivent être remplis, quel que soit le type de PER souscrit :
- exiger une cessation d'activité ;
- faire face à un surendettement ;
- être en invalidité ;
- avoir des droits de chômage épuisés ;
- au décès de l'assuré ;
- ou acquérir un logement principal.
Les enjeux fiscaux des PER
Le choix entre un PER individuel et un PER collectif peut également dépendre des implications fiscales qui leur sont associées.
Fiscalité du PER individuel
Les versements réalisés sur un PER individuel sont déductibles des revenus imposables, mais dans la limite de 10% de vos revenus professionnels, sans dépasser 32 909 euros en 2021. Ne pas optimiser cette déduction vous accorde un avantage fiscal en sortie, car la part de capital est exonérée d'impôts et de prélèvements sociaux (17,2%).
Fiscalité du PER collectif
La fiscalité des versements dans un PER collectif renvoie à des règles distinctes. Contrairement aux versements individuels, ceux effectués via l'épargne salariale ne bénéficient pas d'un abattement fiscal. Toutefois, ces versements sont exonérés d'impôts sur le revenu.
Les versements obligatoires sont transférés en rente soumise à des prélèvements sociaux et à l'imposition des revenus. Concernant les abondements, la participation ou l'intéressement, à la retraite, ils peuvent être retirés tant en capital qu'en rente; les implications fiscales varient donc.
Pour le PER collectif, la sortie en capital est exonérée d'impôts, bien que des prélèvements sociaux s'appliquent sur les gains. En revanche, les rentes sont soumises à un régime fiscal complexe, basé sur l'âge de l'assuré au moment du premier versement. Plus l'assuré est vieux, moins il sera imposé : 70 % de la rente pour les moins de 50 ans, 50 % pour ceux de 50 à 59 ans, et ainsi de suite avec des abattements fiscaux croissants.







