À compter du 1er mars 2025, l'achat d'une chaudière à gaz va devenir nettement plus onéreux en raison d'une augmentation de la TVA, qui passera de 10 % à 20 %. Cette mesure, inscrite dans le nouveau budget de l'État, pourrait entraîner une hausse de plus de 500 euros pour les consommateurs.
Une hausse significative des prix
La décision gouvernementale vise à accélérer la transition énergétique en orientant les consommateurs vers des alternatives plus écologiques. Jusqu'alors, les chaudières à gaz bénéficiaient d'une TVA réduite. Désormais, qu'il s'agisse de modèles classiques ou à très haute performance énergétique, cette augmentation de la taxe visera à dissuader l'utilisation des énergies fossiles.
Des alternatives coûteuses
Les pompes à chaleur, bien que plus respectueuses de l'environnement, représentent un investissement beaucoup plus important. Entre 10 000 et 15 000 euros sont nécessaires pour leur acquisition et leur installation, contre environ 5 000 euros pour une chaudière à gaz. Bien que le gouvernement propose des aides comme MaPrimeRénov', le coût initial demeure un obstacle majeur, surtout pour les ménages à budget limité.
Un marché en contradiction
Malgré des mesures incitatives, le marché des chaudières à gaz a connu une croissance significative en 2024, avec près de 445 000 unités vendues, soit une augmentation de 14 % par rapport à l'année précédente. Ce regain d'intérêt peut être attribué à la baisse des prix du gaz après la crise énergétique de 2022. Toutefois, des restrictions s'appliquent depuis 2022 sur l'installation de nouvelles chaudières à gaz dans les logements neufs, rendant la situation encore plus paradoxale.







