En France, près de 60 % des interventions chirurgicales sont désormais réalisées en mode ambulatoire. Ce système permet aux patients de sortir de l’hôpital dans les 12 heures suivant leur opération, sans nécessité d’un hébergement nocturne. Ce modèle offre une solution efficace et adaptée à de nombreux actes chirurgicaux, réduisant ainsi les coûts et améliorant la satisfaction des patients.
Définition et fonctionnement de la chirurgie ambulatoire
Établie par une législation en 1991, la chirurgie ambulatoire se définit comme un mode de soins qui propose une hospitalisation de courte durée. Les patients bénéficient des mêmes conditions techniques qu’une hospitalisation complète, notamment des soins postopératoires appropriés, tout en étant réadmités chez eux le jour même de leur intervention.
L'évaluation préopératoire est cruciale pour s'assurer de la sécurité des patients. Cette évaluation prend en compte divers facteurs tels que l’âge, les comorbidités et les conditions de retour à domicile, garantissant ainsi que seuls les cas appropriés bénéficient de cette prise en charge.
Types d’interventions en chirurgie ambulatoire
Contrairement aux idées reçues, la chirurgie ambulatoire ne se limite pas à des opérations mineures. Elle comprend des interventions de haute technicité, semblables à celles réalisées en hospitalisation classique. Parmi les actes les plus fréquents figurent :
- Les opérations de la cataracte
- La chirurgie des varices
- Les extractions dentaires
- Les interventions sur les amygdales et les végétations
- Les arthroscopies du genou
Avantages de la chirurgie ambulatoire
Le principal atout pour les patients est la réduction de la durée d'hospitalisation, permettant un retour rapide à la maison. Cela est particulièrement bénéfique pour les personnes âgées, qui conservent ainsi leurs repères. D’un point de vue médical, la chirurgie ambulatoire contribue à diminuer le risque d’infections nosocomiales, tout en maintenant des standards de qualité élevés. Pour les établissements de santé, ce modèle est synonyme de réduction des coûts, ce qui favorise une meilleure allocation des ressources. Les pouvoirs publics encouragent le développement de cette pratique, visant à ce qu'elle devienne la norme d’ici 2022.







