Le cormier, ou Sorbus domestica, est un arbre fruitier sauvage de moins en moins courant dans les forêts et haies françaises, en raison du remembrement ayant entraîné la destruction de nombreux habitats. Il se distingue par son allure colonnaire.
Son feuillage, caduc, affiche des feuilles pennées qui mesurent entre 10 et 20 cm de long, composées d’une vingtaine de folioles étroites et allongées. À l’arrivée de l’automne, son feuillage vert foncé se teinte d’une belle couleur dorée.
Au printemps, des fleurs blanches s’épanouissent en corymbes coniques. Par la suite, des fruits ronds, connus sous le nom de cormes, se forment. Mesurant entre 1 à 3 cm de diamètre et arborant des teintes vertes et jaunes, souvent éclaboussés de rouge, ces fruits comestibles sont à déguster lorsqu’ils sont blets, similaire aux nèfles, car crus ils se révèlent trop astringents. Les cormes sont riches en vitamine C et offrent une saveur plus prononcée que les nèfles.
- Famille : Rosacées
- Type : arbre fruitier sauvage
- Origine : Europe et nord de l’Asie
- Couleur des fleurs : blanches
- Semis : possible
- Bouture : possible
- Plantation : de fin automne à février
- Récolte : en automne
- Hauteur : jusqu'à 20 m
Conditions idéales pour le cormier
Le cormier prospère sous une exposition en plein soleil ou à mi-ombre, nécessitant un sol bien drainé, riche et profond. Il ne tolère pas l’eau stagnante.
Multiplication et plantation du cormier
Les semis peuvent être effectués sous châssis froid en automne, et il est possible de tenter des boutures herbacées au printemps, bien que ce soit délicat. Un cormier acheté à racines nues peut être planté entre novembre et février, en prenant soin d'éviter les périodes de gel.
Entretien et utilisation du cormier
Une fois établi, le cormier demande peu d'entretien. Il est conseillé de pailler à la base et d’arroser pendant les étés très chauds durant les premières années. Ensuite, il résiste bien à la sécheresse.
La fructification commence environ dix ans après la plantation. Les cormes sont récoltées en octobre et novembre lorsqu'elles prennent une teinte marron et deviennent molles au toucher, offrant une saveur douce et agréable. Conservées quelques semaines sur une clayette à l'abri, leur pulpe onctueuse se consomme crue, mais peut également être utilisée pour des compotes, confitures, sirop, ou même un cormé, une sorte de cidre peu alcoolisé issu de la fermentation des cormes.
Maladies et emplacement idéal
Le cormier est peu sujet aux maladies et parasites, ce qui le rend relativement résistant. Idéal en isolé ou en haies bocagères, il est préférable de le planter éloigné d’autres arbres qui pourraient entraver son développement.
Concernant les variétés, Sorbus domestica var. pyriformis produit des cormes en forme de poire, tandis que Sorbus domestica var. pomifera offre des fruits ronds. D'autres espèces de Sorbus, comme le sorbier des oiseaux, enrichissent également cette famille fascinante des Rosacées.







