La moniliose, redoutée par les arboriculteurs et jardiniers, attaque nos précieux arbres fruitiers. Ignorer sa présence pourrait mettre en péril vos récoltes. Analysons ses effets, les arbres qu'elle cible et les méthodes pour la combattre efficacement.
Symptômes de la moniliose
D'origine fongique, la moniliose est causée par le champignon Monilia fructigena. Les signes les plus courants incluent des fruits qui se gâtent pendant leur maturation, avec des taches blanches concentriques. De plus, il n'est pas rare de voir ces fruits moisis rester accrochés à l'arbre. Les boutons floraux se flétrissent, les feuilles se dessèchent, entraînant parfois un écoulement gommeux sur l'écorce, surtout chez les arbres à noyaux.
Origines et facteurs de développement
Un printemps doux et humide est le terrain idéal pour la moniliose. Si des fruits momifiés de l'année précédente subsistent, ils deviennent des foyers de spores. Au gré du vent, ces spores se répandent sur les fleurs et les nouvelles feuilles, permettant au champignon de se développer et de détruire progressivement les fleurs et les fruits, ce qui, à long terme, entérine la prolifération de cette maladie.
Arbres touchés et méthodes de lutte
Les arbres les plus vulnérables incluent :
- Les arbres à noyaux: abricotiers, cerisiers, pêchers.
- Les arbres à pépins: pommiers, poiriers.
- Les fruitiers d'ornement: pommiers du Japon, cerisiers à fleurs.
Pour contrer la moniliose, il est crucial de :
- En hiver, supprimer les fruits atteints et les branches qui les portent.
- Rassembler et éliminer tout fruit tombé au sol pour éviter une contamination ultérieure.
- Désinfecter les outils de jardinage pour prévenir la propagation.
- Planter des navets près des arbres pour repousser le champignon.
- Appliquer de la bouillie bordelaise en octobre et février au début du débourrement.
D'autres remèdes naturels, comme le purin de prêle, le bicarbonate de potassium, et des fongicides à base de raifort, peuvent également s'avérer efficaces. Ces solutions, lorsqu'elles sont appliquées souvent, permettent non seulement de prévenir, mais aussi de traiter la maladie dès ses débuts.
En période de croissance, l'utilisation de Bacillus subtilis offre une alternative biologique pour repousser ce champignon. Enfin, en cas d'infection avérée, il est préférable de retirer immédiatement les feuilles ou fruits affectés pour enrayer la propagation de la moniliose.







