Les régimes hyperprotéinés, prisés pour leur promesse de perte de poids, soulèvent des inquiétudes croissantes quant à leurs conséquences pour la santé. Une récente étude parue dans la revue Nutrition and Health met en avant les dangers potentiels de ces régimes pour la fertilité masculine.
Ces régimes consistent à privilégier les protéines d'origine animale, telles que le poisson, les œufs ou la viande, tout en réduisant drastiquement les glucides et les graisses. Toutefois, des chercheurs de l'université de Worcester ont passé au crible plusieurs études antérieures, incorporant les données de 309 hommes, pour analyser les effets à court et long terme sur leur santé reproductive.
Augmentation du stress et diminution de la testostérone
Les résultats montrent que les hommes consommant plus de 35% de leur apport calorique sous forme de protéines présentent un taux de testostérone notablement réduit. Parallèlement, un niveau accrus d'hormones du stress, comme le cortisol, a été constaté, particulièrement chez ceux ayant suivi ces régimes sur une courte période (moins de trois semaines). La baisse de testostérone est associée à plusieurs problèmes de santé, tels que le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires, en plus de compromettre la fertilité. Les chercheurs suggèrent que la diminution des glucides pourrait entraîner des déséquilibres endocriniens responsables de ces effets délétères.
Il convient de rappeler qu'une étude de 2019 avait également pointé du doigt les risques sanitaires des régimes hyperprotéinés, indiquant qu'un excès de protéines forçait l'organisme à se concentrer sur la création de nouvelles protéines, entravant ses capacités à réparer les erreurs de synthèse courantes.
Source : Low-carbohydrate diets and men's cortisol and testosterone: Systematic review and meta-analysis, Nutrition and Health, 7 mars 2022.







