L’Assemblée nationale a validé, presque à l'unanimité, une augmentation de 4 % des retraites et des prestations sociales, comme annoncé par le gouvernement. Les critiques des oppositions n'ont pas empêché l'avancement de cette mesure clé du gouvernement d'Elisabeth Borne.
Les prestations concernées par la hausse
Cette revalorisation concerne principalement les pensions de retraite et d’invalidité du régime de base. Le geste attendu par les retraités vise à les aider à faire face à une inflation prévue à 5,8%, pouvant atteindre jusqu'à 7% d'ici la fin de l'année.
D'autres aides bénéficieront également de cette augmentation de 4% : l'Aspa (minimum vieillesse), le RSA (Revenu de solidarité active), l'Allocation aux adultes handicapés (AAH), l'allocation supplémentaire d'invalidité (ASI), l'allocation veuvage et l'allocation de solidarité spécifique (ASS) pour les chômeurs en fin de droits. Les allocations familiales, ainsi que des aides pour l'accueil de jeunes enfants et la couverture santé solidaire verront leur montant rehaussé.
Calendrier de mise en œuvre
Le gouvernement prévoit que la première application de cette revalorisation ait lieu au 9 août, sous réserve d'un vote similaire au Sénat, qui doit intervenir prochainement. Même si le vote devait être retardé, il sera rétroactif au 1er juillet.
Une avancée pour l'Allocation adulte handicapé
Les députés ont aussi voté la déconjugalisation de l'Allocation adulte handicapée (AAH), une décision longtemps attendue par les associations. Désormais, cette aide sera attribuée indépendamment des revenus du conjoint, une disposition qui avait entraîné une perte de 300 euros en moyenne pour de nombreux allocataires. Actuellement, d'un montant maximal de 904 euros par mois, l'AAH est attribuée sur critères médicaux et sociaux et touche plus de 1,2 million de bénéficiaires, représentant un coût annuel de près de 11 milliards d'euros.







