Le système de retraite progressive s'élargit à partir de septembre, permettant à certains de travailler à temps partiel tout en bénéficiant d'une partie de leur pension. À partir du 1er septembre, il sera possible d'accéder à cette formule à l'âge de 60 ans, contre 62 ans actuellement. Le décret publié le 23 juillet au Journal officiel résulte d'accords signés entre le Medef, représenté par les employeurs, et les syndicats CFDT et CFTC, axés sur l'emploi des seniors et la promotion des retraites progressives, encore peu courantes.
Qui peut bénéficier de cette réforme?
Ce nouveau dispositif concerne plusieurs types d'assurés, notamment ceux qui relèvent du régime général, ainsi que les fonctionnaires, les salariés agricoles et les professions libérales. Cela représente une avancée primordiale pour les travailleurs souhaitant aménager la transition vers la retraite tout en continuant de cotiser. Cependant, pour bénéficier d'une réduction de temps de travail, un accord avec l'employeur sera requis en cas de temps plein. Le Medef a précisé que les règles de refus ont été clairement définies pour encadrer cette nouvelle mesure.
Les étapes pour profiter de la retraite progressive
Jusqu'à présent, la retraite progressive était réservée aux travailleurs 62 ans et plus. Désormais, ceux nés dès le 1er septembre 1961 pourront en profiter dès qu'ils atteindront 60 ans. Cependant, les futurs retraités doivent avoir cotisé au moins 150 trimestres, soit l'équivalent de 37,5 ans. Ils doivent faire leur demande au plus tôt cinq mois avant la date souhaitée. Un calcul de leur pension sera effectué pour estimer le montant qu'ils toucheront dans le cadre de la retraite progressive.
Actuellement, ce dispositif n’attire pas encore une grande majorité de travailleurs. Comme l’a rapporté l'Assurance retraite, seulement 31 368 personnes bénéficiaient de la retraite progressive fin 2024, représentant à peine 0,5% des départs à la retraite. Astrid Panosyan-Bouvet, ministre du Travail, a salué cette avancée, soulignant que la fin de carrière doit être plus flexible et adaptée aux besoins de chacun. L'abaissement à 60 ans constitue un pas en avant pour un avenir professionnel moins stressant et plus modulable.







