Les retraités se trouvent dans une situation délicate, payant des cotisations de mutuelle santé souvent élevées, tout en n'ayant pas accès à un soutien de leur employeur, comme c'est le cas pour les salariés. Malheureusement, ces dépenses ne leur permettent pas de bénéficier d'avantages fiscaux.
Des tarifs en hausse pour les retraités
Les retraités font face à des tarifs souvent prohibitifs pour leur mutuelle ou assurance santé complémentaire. En effet, à l'absence de prise en charge par un employeur s'ajoute une progression des coûts des soins en entrant dans la vieillesse. Selon les analyses du courtier Meilleurtaux, le prix moyen d'une couverture « moyenne » pour un couple de plus de 60 ans a brusquement grimpé, passant de 172 € en 2022 à 204 € en 2024. La hausse est encore plus marquée pour les personnes de 75 à 79 ans, atteignant jusqu'à 222 € par mois.
La question de la déductibilité des cotisations
A l'inverse des salariés, qui peuvent déduire leurs cotisations de mutuelle de leur revenu imposable, les retraités ne bénéficient d’aucun avantage fiscal. Les cotisations versées à une mutuelle sont considérées comme facultatives et, par conséquent, non déductibles. Comme le souligne la brochure officielle des impôts, « ne sont pas déductibles les cotisations versées à une mutuelle ou à tout autre organisme de prévoyance, lorsque l'adhésion est facultative ».
Alternatives pour les plus modestes
La question des cotisations des retraités a été fréquemment abordée au Sénat. Dernièrement, Jean-Pierre Sueur, alors sénateur du Loiret, a interrogé le gouvernement à ce sujet. En réponse, Adrien Taquet, secrétaire d'État chargé de l'enfance et des familles, a indiqué qu'il ne voyait pas la déduction fiscale comme une solution adéquate, craignant qu'elle n'entraîne une hausse des tarifs des mutuelles. Il a plutôt plaidé pour un encadrement des prix et la promotion de la complémentaire santé solidaire, destinée aux retraités les plus modestes.







